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Tourisme : Walibi va nous rendre baba

Tourisme : Walibi va nous rendre baba

En juin, la Compagnie des Alpes, propriétaire du parc Walibi, annonçait son intention de complètement relifter le visage du parc. Plus de 100 millions d’euros seront investis dans ce plan de transformation du parc d’attractions wavrien. De nouvelles attractions, une dizaine, devraient voir le jour chaque année. Le plan de transformation s’étalera jusqu’en 2023. Durant ces travaux, trois quarts du parc vont changer. Huit zones à thématiques seront créées et notamment une zone d’inspiration africaine. Elle couvrira 4,5 hectares du parc.

Parmi les dix nouvelles attractions quatre nouveaux coasters (Montagnes russes) sont prévus mais aussi un mégacoaster qui sera le plus rapide et le plus haut. Mais on sait déjà qu’en 2018, Walibi accueillera déjà un nouveau coaster tout près de l’actuel Challenge of Tutankhamon. Cette zone située au fond du parc aura droit à un lifting pour la rendre plus exotique. Quant à Aqualibi, la direction prévoit, aussi en 2018, la création d’une aire de jeux aquatiques de 700 mètres carrés destinés aux plus jeunes, et spécialement aux petits qui ne savent pas nager. Avec cet agrandissement, le parc aquatique atteindra une superficie de 7.000 mètres carrés.

Dans la foulée, à l’horizon 2019, trois autres zones du parc feront l’objet d’un renouveau thématique et le site s’enrichira d’une attraction interactive indoor familiale, d’un coaster réservé aux enfants et d’un restaurant conceptuel.

En 2020, l’actuelle zone Western, au centre du parc, fera place à une attraction aquatique interactive. C’est en 2021, d’après le phasage présenté par les responsables de la compagnie des Alpes, qu’arrivera une attraction le fameux mégacoaster. Après son installation, les zones du Loup-Garou et du Vampire seront revues. En 2022 et 2023, la zone près de l’actuel Flash Back sera aussi rénovée.

Pas de concertation, juste de l’information

Le 20 septembre, une séance d’information à destination des riverains a même été organisée à Limal. Cette réunion est quasiment passée inaperçue. Ce que déplore l’association des riverains. En effet, un comité de concertation comprenant la direction du parc, la Ville et quatre représentants des riverains est censé débroussailler ce genre de dossier. Or d’après les représentants des riverains, ce vaste plan de transformation et le projet d’extension n’a jamais été évoqué au sein de ce comité.

Dans un communiqué, Philippe Platteau, le président de l’ASBL Les versants de la Dyle et riverain de Walibi expliquait  :

«On peut comprendre que Walibi ait besoin de renouveler son parc, de le remodeler un petit peu. C’est normal, il s’agit quand même d’une société commerciale. Nous sommes quand même inquiets. Nous poserons quelques exigences, dont notamment une étude d’incidence. Quel sera l’impact sur la mobilité ? Quel sera l’impact au niveau paysager ? On parle de cinq ans de travaux. Par où passera le charroi ?»

Pas de décision

Ce dossier suscite déjà pas mal de remous auprès des riverains car il est question de raser le moulin de Limal. Pour l’heure, aucune décision n’a été prise par les autorités communales. Suite à cette réunion d’information, les Wavriens avaient jusqu’au 5 octobre pour faire part de leurs remarques et autres doléances. À l’heure d’écrire ces lignes aucune autre information n’a été communiquée.

On peut juste écrire que, suivant la logique administrative d’un tel projet, une étude d’incidences devra être réalisée avant l’introduction de la demande de permis qui sera logiquement suivie d’une enquête publique. Actuellement, on est donc toujours dans les balbutiements de la procédure de ce projet de reconfiguration du site, de sa transformation, de son agrandissement et de la possible disparition du moulin de Limal…

Pascal Jassogne