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Sport : Le RIGW c’est bien mieux que le PSG

Sport : Le RIGW c’est bien mieux que le PSG

En 1988, la fusion du Judo Club de Gembloux, créé en 1952, et de celui de Wavre créé en 1983, l’Inter Gembloux Wavre a largement profité de l’expérience de Francis Delvaux et de Michel Bertrand pour devenir un des meilleurs clubs de judo de Wallonie. Devenu royal, le club poursuit toujours les mêmes objectifs qu’au moment de sa création et compte actuellement un peu plus de 300 affiliés. Un tiers de ses membres sont âgés de moins de 12 ans. Un autre tiers se situe de 12 à 18 ans, et le dernier tiers les plus de 18 ans.

D’un point de vue qualitatif, le club fusionné est présent sur bien des fronts. Le club n’a jamais lésiné à privilégier un encadrement de très haute qualité sous la direction de Cédric Taymans, par ailleurs directeur technique de la fédération francophone. D’abord pour encadrer les plus jeunes judokas qui prennent part régulièrement aux tournois amicaux, afin d’y acquérir l’expérience nécessaire à cet art martial. Ensuite, les judokates et judokas du RIGW, à partir de 12 ans, sont encadrés par d’anciens professionnels de la discipline lors des championnats provinciaux, régionaux et nationaux, tant de façon individuelle que par équipe. Le palmarès du RIGW est d’ailleurs impressionnant.

«La philosophie est cependant toujours la même depuis le début, indique Cédric Taymans, un des responsables de l’encadrement du club. Ce sont des valeurs qui mettent en avant l’esprit judo mais aussi l’esprit convivial et familial. Les cours sont adaptés en fonction du niveau de chacun, des plus petits au plus grands, qu’ils soient compétiteurs ou non.»

Objectif? La montée

Et il n’est pas rare que certains de nos champions viennent faire des randoris sur les tatamis du RIGW. Les amateurs peuvent donc tenter de se frotter à Toma Nikiforov. C’est comme cela au RIGW.

«Les judokas qui représentent la Belgique au niveau international apprécient de venir au club que ce soit à Gembloux Wavre ou Villers-La-Ville, même s’ils ne sont pas affiliés chez nous.»

Et cela permet aux judokas du club de bien préparer les échéances individuelles. D’ailleurs, ce 4 novembre, quelques-uns des judokas du RIGW, évoluant chez les seniors, ont pris part au championnat de Belgique.

«Avec des bons résultats, confirme Cédric Taymans.»

Mais à la fin du mois les judokas du RIGW défendront leurs chances dans le championnat interclubs. Déjà titré au niveau national à de très nombreuses reprises, le RIGW a aussi pris part à la Champion’s League de l’UEJ. Mais aujourd’hui, les ambitions sont plus modestes. Le club fusionné ne veut pas répondre aux sirènes des renforts étrangers.

«Cela ne veut pas dire que nous n’avons jamais alignés de judokas étrangers, confirme Cédric Taymans. Lorsque nous le faisions, ils étaient affiliés chez nous. Or, actuellement, les clubs peuvent engager des judokas à la prestation pour défendre les couleurs d’une équipe. C’est très loin de l’esprit club que nous défendons. C’est pour cette raison que nous avons décidé de nous retirer de la compétition nationale, même si nous avons une équipe capable de soutenir la comparaison avec ces gros teams qui alignent des Russes, des Géorgiens…Nous ne sommes pas le PSG, sourit Cédric Taymans.

Nous sommes le RIGW. C’est pour cela que cette année, nous alignerons notre équipe en division 3. C’est notre équipe première. Elle visera le titre et la montée en division 2. L’objectif est de la ramener au niveau national…en espérant que les règlements soient adaptés pour éviter les équipes bodybuildées par des étrangers. Nous sommes très confiants pour l’issue du championnat. L’objectif de l’équipe est avant tout de prendre du plaisir, de s’amuser, de renforcer les liens au sein du club, de permettre aux plus jeunes de s’aguerrir.»

Pascal Jassogne