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Une renaissance pour le Cirque dans la tête
© René Breny

Une renaissance pour le Cirque dans la tête

Le Cirque dans la tête a bien failli mettre la clé sous le paillasson. Chute du nombre d’inscrits, départ des monitrices… Autant d’éléments qui ont posé question au sein de l’école de cirque. Jusqu’à se demander s’il était possible de poursuivre l’aventure.

Selon Françoise Charlier, responsable du Grenier (structure encadrante du Cirque dans la tête), « les écoles de cirque se sont multipliées ces dernières années. Un effet de mode s’est produit et, au fil des années, ça s’est un peu essoufflé pour nous. »

A cela, on peut ajouter la multiplication des loisirs proposés aux enfants et les nombreuses activités extrascolaires, directement liées aux écoles de l’entité. « C’est plus simple pour les parents d’inscrire leurs enfants à des activités proposées par l’école », reconnaît-elle.

Plusieurs constats qui ont pesé dans la balance… jusqu’au départ des deux monitrices. Alors, que faire ? « Baisser les bras et fermer l’école ? On ne le souhaitait évidemment pas. Il fallait trouver une solution, d’autant que nous devions donner une réponse au Service des Sports de la Ville quant à la poursuite de nos activités au hall sportif de Limal », ajoute Françoise.

Des changements pour une relance

La Cirque dans la tête se lança alors dans la recherche de nouveaux moniteurs. Pas simple, les cours ont lieu le samedi matin. « On s’est ensuite tourné vers Philippe Closset, directeur du Funambule, l’école de cirque de Lasne. » Le courant est bien passé entre les deux écoles et un partenariat en est né. Désormais, à partir de septembre les inscriptions passeront directement par le Funambule et les moniteurs viendront de l’école lasnoise. Les cours, eux, auront toujours lieu le samedi matin à Limal.

« Avec l’aide et l’expérience de Philippe Closset, nous avons décidé d’opérer quelques changements par rapport à l’organisation de nos cours », explique Françoise.

Le nombre d’heures de cours sera revu à la baisse. Au lieu de trois heures de cours, l’école passera à une heure et demie. « Il est difficile pour des enfants de se concentrer pendant trois heures et de tenir le rythme. »

Autre nouveauté à la rentrée de septembre : de la circomotricité (mélange de cirque et de psychomotricité) destinée à des enfants de 4-5 ans. Les techniques de cirque (jonglerie, échasses, fil, acrobatie…) seront, de leur côté, proposées aux jeunes de 6 à 12 ans.

« Le prix des cours restera démocratique car nous bénéficions de la gratuité de la salle », ce qui permet au Cirque dans la tête de proposer un prix avantageux de 8 euros la séance.

Le Grenier : la « Culture » pour tous

Initialement, le Cirque dans la tête était soutenu par la Ligue des Familles. Mais en 2011, parce que ce mouvement avait évolué et que le Cirque dans la tête ne rentrait plus dans le nouveau projet de la Ligue des Familles, l’école a dû trouver un nouveau pouvoir encadrant.

Depuis lors, le Cirque dans la tête fait partie des activités proposées par le Grenier. Celui-ci est un Centre d’expression et de créativité (CEC, une structure reconnue et subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles) situé chaussée de Bruxelles à Wavre.

Le Grenier est un lieu où l’on a l’occasion de s’initier à différentes techniques artistiques sous la conduite d’animateurs expérimentés. Il propose aux enfants une activité d’éveil à la nature et de créativité en lien avec la nature ainsi que le Cirque dans la tête (Limal). Pour les adultes, le Grenier organise trois activités : le papier mâché, la mosaïque et le « land art », création à base de matériaux naturels et/ou recyclés.

Le Grenier bénéficie annuellement de subsides de la Ville de Wavre et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette année, il a rentré auprès de cette dernière un dossier afin de prouver qu’il correspond bien aux critères d’un CEC et ainsi obtenir un nouvel agrément pour 5 ans. « Il y a de fortes chances pour que l’agrément soit renouvelé », se réjouit Françoise Charlier.

Charlotte Maret