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Patrick de Longrée, le directeur providentiel

Patrick de Longrée, le directeur providentiel

Doit-on encore présenter Patrick de Longrée ? Enfant du Brabant wallon et de Tourinnes-la-Grosse, il a très jeune été touché par la culture. Après ses humanités au Collège de Basse-Wavre et la philosophie à l’UCL, il s’est très vite tourné vers le monde du spectacle. Opérateur culturel bien connu en Brabant wallon, il est, depuis 17 ans, avec Rinus Vaneslander, l’un des gestionnaires de l’Aula Magna à Louvain-la-Neuve. 

Mais, il est surtout connu pour être l’organisateur des spectacles d’été dans les ruines de Villers-la-Ville, depuis plus de 30 ans, par le biais de sa société de production de spectacles DEL Diffusion, qu’il a fondée en 1987, avec son associé de toujours, Rinus Vaneslander. 

En janvier 2018, après avoir répondu au marché public, Patrick de Longrée est apparu comme l’homme providentiel pour gérer La Sucrerie. Désormais, c’est à lui de trouver un mode de fonctionnement, de faire marcher son carnet d’adresses pour mettre sur pied une programmation propre à l’identité de La Sucrerie. Il devra aussi veiller à tenir son budget et de le maintenir à l’équilibre. 

Son lien avec La Sucrerie ne date pas d’hier. 
« Quand La Ville a lancé son projet, j’ai été sollicité pour participer au choix des architectes du projet. En devenir le directeur artistique  n’était pas vraiment à l’ordre du jour, explique-t-il. J’ai finalement répondu au marché public avec un dossier qui développait la complémentarité entre les différents lieux culturels des environs. Aula Magna, Théâtre Jean Vilar, Ferme du Biéreau, Centre culturel d’Ottignies… j’ai réfléchi pour faire de La Sucrerie, un lieu complémentaire de ce qui se fait ailleurs. En outre, il n’y a pas, en Brabant wallon, de lieu pour organiser des concerts où les spectateurs peuvent être debout, ni de lieu pour faire des foires ou des salons commerciaux. Pour moi, c’était facile, surtout parce que j’ai une bonne connaissance du terrain culturel provincial. La Sucrerie n’est pas un simple centre culturel. Elle ne bénéficiera d’aucune subvention. Le seul moyen, pour faire tourner La Sucrerie est donc de s’accaparer le lieu, l’espace et  lui trouver sa destination. » 

Et la vision du directeur artistique est résolument tournée vers un public jeune. 
« De la pop, de l’électro, du rap, ce lieu et surtout sa scène, très bien équipée, convient à merveille à ce genre de produit culturel. Bien sûr, il y a une contrainte, liée à l’espace disponible. Ce n’est pas Forest National. Mais La Sucrerie a une vocation polyvalente. Du coup, il est difficile de déjà lui imprimer une destination définitive. Elle peut très bien devenir un lieu d’affaires, complété par des activités culturelles. Il y a toute une galaxie de possibilités. » 

Et pour ce qui est de la future programmation, Patrick de Longrée va devoir se tourner vers différents opérateurs, du spectacle ou du monde des affaires. 

« Une fois qu’il sera en activité, le lieu va donner des idées à ces opérateurs. Il n’y a pas un tarif fixe. Chaque chose aura un coût, cela dépendra du spectacle, de l’occupation car tout est modulable. Bien sûr, il y aura un tarif préférentiel pour les associations et les entreprises domiciliées à Wavre. » 

Mais on sait déjà que La Sucrerie mettra le paquet pour son inauguration avec une semaine complète. Dans la foulée, en décembre, il y aura Macamagie et son gala, un concert des Pastoureaux, une soirée de théâtre au profit des œuvres du Rotary, un concert de Noël…En 2020,  on sait aussi que le Festival du rire renaîtra de ses cendres en février et  que le Wacolor aussi, fin juin. Mais tout cela on aura encore l’occasion de vous en parler…