Accueil » A l'honneur » Oxfam : le commerce équitable gagne du terrain
Oxfam : le commerce équitable gagne du terrain

Oxfam : le commerce équitable gagne du terrain

«Je cherchais une activité qui soit utile et qui aide des personnes à vivre mieux. C’est ce qui m’a amené à rejoindre Oxfam», se souvient Jacques Jadin qui fit partie du noyau de bénévoles constitué à Wavre par Jacques Liesenborghs, enseignant comme lui et qui fut notamment sénateur Ecolo.

«A ses débuts, dans les années quatre-vingt, notre section locale vendait des produits (café, miel, vin…) le samedi matin au marché où nous disposions d’un emplacement gratuit. Une manière aussi de sensibiliser les passants au commerce équitable qui permet aux producteurs du Sud de travailler dans des conditions décentes et de vendre le fruit de leur travail à un prix juste.» Quelques années plus tard, les activités d’Oxfam devinrent permanentes avec l’ouverture d’un magasin, rue de la Source. Une petite rue du centre-ville, piétonne et commerçante. Suite à l’augmentation du nombre de  ventes, l’équipe wavrienne se mit à la recherche d’un commerce plus vaste et bénéficiant d’une meilleure visibilité. C’est ainsi que depuis trois ans, Oxfam-Magasins du monde est installé au 9 de la place Cardinal Mercier (place de l’Eglise) où il a étoffé sa gamme de produits alimentaires, de cosmétiques, de décorations et de bijoux.

Seconde main, premier choix

«Ce sont les centrales de Gand et de Bierges qui commandent les produits à nos  150 partenaires d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud», précise Jacques Jadin dont l’association fête cette année ses quarante ans de présence en Belgique.  «Le plus souvent, nous assurons le préfinancement de ces commandes pour permettre aux producteurs locaux de les honorer. Dans notre magasin, nous vendons également des articles belges (chocolat, bière…) qui émanent d’entreprises travaillant dans l’esprit du commerce équitable.»

L’artisanat est particulièrement de qualité chez Oxfam-Magasins du monde : «Un spécialiste nous a dit que les cuirs étaient aussi bons que ceux fabriqués par Delvaux…» Le même souci de vendre des objets de qualité se retrouve dans l’autre magasin wavrien d’Oxfam exclusivement consacré aux vêtements de seconde main. Antérieurement installé à la chaussée de Louvain, il a déménagé pour occuper, depuis juin dernier, des locaux nettement plus grands, à côté du passage à niveau de la chaussée de Bruxelles. Le tri préalable est très strict et les prix défient toute concurrence… Les vêtements non vendus sont pour la plupart donnés au CPAS (Centre public d’action sociale) de Wavre.

La recherche de bons produits par les clients et les actions de sensibilisation au commerce équitable, entre autres via des dégustations mensuelles, se sont traduites par des chiffres d’affaires en constante augmentation. «De 63.000 euros voici dix ans, nous sommes passés à 75.000 euros l’an dernier», ajoute notre interlocuteur. «Nous faisons face à des frais importants mais nous dégageons quand même un bénéfice qui est partiellement affecté à des projets dans les pays du Sud.» Oxfam est à cet égard très soucieux de montrer ce à quoi a servi l’argent récolté chez nous. «Dans notre magasin, les clients peuvent voir les vidéos de ces réalisations sur un écran. La clarté est donc absolue entre les producteurs et ceux qui viennent acheter.»

La force d’Oxfam-Magasins du monde tient aussi dans son bénévolat. Dans la cité du Maca, ils sont une soixantaine à se relayer pour faire fonctionner les deux magasins. «C’est un formidable travail d’équipe qui est réalisé chez nous», souligne Jacques Jadin. «Et nous aurons encore besoin de ces volontaires pour notre traditionnel Petit déjeuner Oxfam qui rassemble chaque année environ quatre cents personnes

Oxfam 003