Accueil » Divers » Marcel Godfroid a ravivé l’âme de «Notre bonne ville»
Marcel Godfroid a ravivé l’âme de «Notre bonne ville»

Marcel Godfroid a ravivé l’âme de «Notre bonne ville»

Il est de ces femmes et de ces hommes qui, par leur personnalité et leurs compétences, marquent à jamais la vie d’une ville, d’une région, d’un pays… Marcel Godfroid, décédé le 14 janvier à 93 ans, était de cette trempe-là. Ingénieur chimiste retraité du groupe Solvay, ce Wavrien de souche relança le Syndicat d’initiative en 1983, bien décidé à démentir la réputation que l’on faisait à Wavre d’être un désert culturel. Son pari, il l’a réussi et de quelle manière ! On ne compte, en effet, plus les activités et les manifestations dont il fut l’initiateur et le coordinateur. S’il en est une à épingler, c’est sans conteste la relance du Jeu de Jean et Alice en 1987, avec son complice, metteur en scène et amoureux de sa ville comme lui, Norbert Patiny. Pour beaucoup d’entre nous, le Jeu, qui rassemble, tous les 5 ans, 500 participants et des milliers de spectateurs, est la fresque historique où s’exprime le mieux l’âme de Wavre.

Marcel Godfroid s’identifiait entièrement à sa ville natale dont il fut, à sa manière, un grand ambassadeur. Sens des relations, esprit de persuasion, carnet d’adresses… : autant d’atouts qui le servirent dans la promotion de la cité du Maca. Comme ce dernier, il savait se montrer un brin espiègle. Intarissable également : lorsqu’il annonçait qu’il avait «quelques mots à dire», l’assistance souriait, sachant que cela allait être long…   Rassembleur, homme élégant physiquement et moralement, Marcel Godfroid pouvait aussi piquer une grosse colère quand il estimait que le bateau commençait à tanguer dangereusement. Lors de ses funérailles où il avait souhaité que la cérémonie soit accompagnée de chants («Nous aimons notre bonne ville», notamment) interprétés par des choristes du Jeu, le doyen Jean-Louis Liénard résuma bien le sens de l’action de celui qui fut le premier citoyen d’honneur de Wavre en 2010 : «Il a donné de son temps aux autres dans le plus profond respect de chacun.»

Philippe Pierre