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L’engagement en politique vit des heures difficiles

L’engagement en politique vit des heures difficiles

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans le dernier Eurobaromètre annuel de l’Union européenne, rendu public en février, seuls 22% des Belges déclaraient faire confiance aux partis politiques, soit une personne sur cinq. Un pourcentage qui confirme le fossé sans cesse grandissant entre la classe politique et les citoyens déjà chiffré par des politologues de l’ULB dans une étude publiée en 2011.

« En l’espace de 20 ans, le nombre estimé d’adhérents à un parti est passé de 541.000 membres en 1990 à 384.000 en 2010. »

Les récents scandales (Publifin, Samusocial, Kazakhgate…) ont encore augmenté la méfiance de l’opinion publique à l’égard du monde politique. A un point tel que pour certains partis, il est devenu difficile de recruter des candidats pour les prochaines élections communales et provinciales du 14 octobre.

Le manque d’engagement des citoyens en politique ne trouve pas uniquement son origine dans les affaires précitées. Selon un mandataire wavrien, on enregistre également une baisse importante du militantisme politique dans une société marquée par un individualisme croissant. Une autre explication peut être trouvée dans la quasi disparition des « pistons » monnayés autrefois par certains pour s’affilier à un parti.

Cela dit, il faut raison garder, sous peine de tomber dans le populisme et l’amalgame. A côté de quelques brebis galeuses, la grande majorité des élus font preuve d’honnêteté et ont pour seule ambition d’apporter leur pierre au bien commun. Un idéal partagé d’abord au plan communal, premier échelon en termes de proximité.

A l’heure où la classe politique est malmenée, nous avons voulu, dans notre revue de ce mois, donner la parole à des représentants des quatre partis siégeant au conseil communal de Wavre. Pour qu’ils expliquent les raisons de leur engagement en faveur de leur cité et les enseignements qu’ils en tirent. En toute franchise et transparence.

Philippe Pierre