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La famille Detienne :  un investissement sans faille derrière les projecteurs

La famille Detienne : un investissement sans faille derrière les projecteurs

On ne pouvait pas parler du Jeu de Jean et Alice sans évoquer Françoise Detienne, et son fils, David. Tous les deux jouent un rôle différent mais important dans l’organisation et le succès du Jeu.

Françoise Detienne, secrétaire du Syndicat d’Initiative de la Ville de Wavre, fait partie du staff administratif du Jeu de Jean et Alice. En d’autres termes, elle s’occupe avec son équipe de l’encadrement des bénévoles, des répétitions, de l’intendance, de la compta … Un travail très varié. David est, quant à lui, un homme de scène. Et pour cause, il est scénographe. Il se consacre à l’aspect technique du Jeu, à sa conception, au son et aux lumières.

Deux rôles indispensables pour la réussite du Jeu. Et un investissement énorme. «C’est assez lourd comme organisation. Il faut songer à plein de choses. On ne s’imagine pas toujours … », souligne Françoise. Cependant, rien n’est trop beau pour la ville qu’ils affectionnent. «Effectivement, c’est une quantité de travail mais si ça ne nous tenait pas à cœur, on ne le ferait pas. On aime Wavre», nous confie David. Parce que si vous ne vous en doutiez pas encore, Françoise et David sont tous les deux Maca, «des vrais de vrais» comme ils disent ! «On est d’autant plus fier. Ça nous plaît de travailler pour le Jeu parce que c’est notre ville et on essaie de la faire vivre le plus possible».

 Un duo de choc qui signe sa dernière édition

L’histoire d’amour entre la famille Detienne et le Jeu de Jean et Alice a commencé en 1987. David n’avait alors que trois ans. «Il participait au spectacle, il était dans la foule. Moi je faisais les sandwichs. En tant que mère célibataire, c’était inévitable que David me suive dans l’aventure», confie Françoise. Mais l’édition 2017 du Jeu signera la fin de ce duo incontournable. Même si Françoise aime le Jeu, et aime sa ville, après 30 ans de bons et loyaux services, elle a hâte de prendre sa retraite. «Je ne compte plus participer aux éditions suivantes, plus du tout. J’estime que c’est chacun son tour», explique-t-elle. Mais rassurez-vous, son fils n’est pas près de décrocher. «J’espère toujours m’occuper des lumières pour les prochaines éditions. C’est ce que j’aime, c’est mon métier», confie-t-il avec un brin de fierté dans son sourire.

A l’heure de l’organisation de sa dernière édition, place aussi à un peu de nostalgie pour Françoise. Il y a tous ces souvenirs qu’on n’oublie pas. A elle d’évoquer la passion de son fils pour les Géants de Jean, Alice et du Maca. «A 8 ans, il était fan d’une certaine chanson du Jeu sur les Géants. A la maison, le chant a tourné en boucle pendant un an. On entendait plus que ça dans la maison. David avait mis un drap sur une échelle et il s’était mis dedans pour faire le Géant. Evidemment, il cassait tout mais ça reste un bon souvenir».

David n’est pas devenu porteur mais c’est sans doute ces jeunes années au milieu de l’effervescence du Jeu qui lui ont donné envie de devenir scénographe «J’aimais bien cet univers, et au final, j’en ai fait ma vie».

Charlotte Maret