Accueil » Animations » Jeu de Jean et Alice : Philippe Schyns vit un rêve éveillé
Jeu de Jean et Alice : Philippe Schyns vit un rêve éveillé

Jeu de Jean et Alice : Philippe Schyns vit un rêve éveillé

Être Maca dans le jeu, c’est porter les aspirations du peuple et cela me correspond bien. Lors des auditions, tout le monde savait que je nourrissais l’envie d’assumer ce rôle. Quand on m’a annoncé que j’étais choisi, j’étais aux anges…»

Pourtant, en lorgnant vers son CV, rien, du moins à priori, ne pouvait laisser entrevoir que Philippe Schyns endosserait ce rôle. Philippe Schyns est Verviétois. Enfin, pour être précis il est Verviétois d’origine car cela fait longtemps qu’il a tourné maca. À un point tel que c’est lui qui incarnera le Maca dans le prochain jeu de Jean et Alice.

C’est pourtant à Rixensart qu’il a passé la plus grande partie de sa jeunesse mais comme bon nombre d’ados de la région, c’est à Wavre qu’il a passé sa jeunesse entre l’Académie de musique, les écoles, le Roller Skate, la discothèque «le Borsalino»… «J’habite Wavre depuis 1996, avec mon épouse, Caroline, originaire du Village Expo. Mes six enfants, (Laure, Marie , Noé, Myllie, Mano et Perrine) y sont presque tous nés et y grandissent. Ils y suivent des cours de musique, de danse, y font du sport, y ont leurs copains, y vont à l’école, aux scouts …»

Au niveau professionnel, après avoir entamé une carrière d’officier de marine, il décide d’orienter sa carrière vers des objectifs nettement plus terre à terre. Il le fait d’abord au niveau social, où pendant huit belles années, au sein d’un groupe d’entreprises d’économie sociale (Le Village n°1), il a participé à la création de près de 600 emplois d’intégration avec l’aide des CPAS et des organismes publics. Ensuite, en 2007, il reprend la gestion d’un groupe de huit sociétés situées à Wavre, Bruxelles, mais aussi en Flandre et en France.

Philippe est un boulimique. Un boulimique du travail. Un boulimique de la vie qu’il croque à pleines dents. Il ne s’en cache pas. Il aime le cumul mais son altruisme est à la hauteur de sa gentillesse, sa bonne humeur, de son sourire. Poussé par les hasards de la vie vers la porte de sortie de ses activités professionnelles, il a dû faire des choix et prendre un autre chemin, qui,  quand on le connaît un peu, n’est pas inattendu et lui correspond totalement.

D’abord comme chef d’unité à la 40e troupe Guides Saint-Pierre et Saint Marcellin de Bierges. Il s’implique aussi au niveau de l’accueil et de l’hébergement de personnes socialement défavorisées et devient donc administrateur de l’ASBL Le Goéland. Il fait même de la politique et fera campagne sur la liste du Bourgmestre. Cela lui permet de rejoindre le conseil de l’action sociale (CPAS) où il siège toujours actuellement. Secrétaire de la section local du MR, son implication aux services des autres est sans faille. «Le social reste indispensable à mon équilibre, raison pour laquelle je suis autant actif à ce niveau. Au fil du temps, j’ai développé des expériences dans des domaines très divers, avec, toujours, ce même enthousiasme. Mais plus que tout j’aime Wavre. J’aime voir s’y épanouir ma famille. J’y ai un tas d’amis. Et si ma modeste contribution peut aider au développement harmonieux et au bien être des habitants de Wavre, tant mieux.»

Vice-président de l’association de la Maison’elle à Rixensart, il est aussi un membre actif du Cercle du Lac à Louvain-La-Neuve, administrateur du syndicat d’initiative de Wavre, membre honoraire de l’association de l’école du Grand Tour, administrateur du Foyer wavrien, coordinateur des «Cavaliers du cœur» à la ferme de la petite Bilande il s’est aussi reconverti en enseignant et donne cours à l’Ephec. Mais parler de Philippe sans évoquer ses passions, c’est un peu comme parler d’un chou à la crème sans évoquer la crème.

Son passage sur les bancs de l’académie de musique lui ont permis d’apprendre piano mais aussi de jouer de la guitare, du Ukulélé, du saxophone et de la cornemuse. Membre de diverses chorales de Wavre (La Vielle, Chœurs d’adultes de l’académie de Wavre) Philippe est un excellent chanteur et soliste. (Ténor/Barython). Il n’en est pas à son premier jeu, du moins comme choriste. Cette fois, avec le rôle du Maca, c’est lui qui sera en tête d’affiche.

«En 2007, je faisais partie du chœur mais j’étais aussi la doublure du Maca au cas où. C’est donc un rôle que je connais. J’aime le jeu. Je l’ai découvert en 1991. J’ai d’ailleurs, à l’époque, assisté à toutes les représentations mais je n’aurais jamais cru endosser le premier rôle. J’étais de l’aventure en 2007 et en 2012. 2012, c’était très spécial car quatre de mes enfants faisaient partie des petits mitrons. Cette année, par contre , je serai le seul de la famille à y prendre part. J’adore la période que nous vivons pour le moment. Tous ces préparatifs, toutes ces répétitions cela met en appétit. Au sein de la troupe, et nous sommes une bonne centaine, il règne une très chouette ambiance. C’est aussi une belle aventure humaine avec des grosses amitiés.» Philippe ne manque d’ailleurs aucune répétition, ni les essayages de costume. «Mais je vais devoir perdre un peu de poids d’ici les représentations, sourit Philippe. Sinon il va falloir faire quelques retouches au costume.»

Philippe est aussi un passionné de voile. Pendant plus de 20 ans, il a beaucoup navigué et pris part à de nombreuses compétitions. Il compte d’ailleurs deux Tours de France à la Voile à son actif. Mais Philippe est aussi un cavalier émérite. C’est d’ailleurs lui qui ouvre la cavalcade aux flambeaux. «Une autre de mes passions, ajoute-t-il. Mais cette année, je suis concentré sur le jeu de Jean et Alice. C’est un peu tôt pour dire ce que je ferai lors de la cavalcade. Mais ce que je vis actuellement, c’est que du bonheur. C’est un rêve éveillé. Être le Maca, cela n’arrive qu’une fois tout les cinq ans. Je suis vraiment honoré que l’on m’ait choisi pour ce rôle. Je suis actuellement sur un petit nuage

Pascal Jassogne