Accueil » En ville » Jean-Pol Hannon : le sport dans la tête
Jean-Pol Hannon : le sport dans la tête

Jean-Pol Hannon : le sport dans la tête

Jean-Pol Hannon est arrivé par la petite porte au collège communal. Lorsqu’il a presté serment le 17 novembre 2017, il a repris à bras le corps des compétences jusque là prises en charge par d’autres membres du collège. Dans son cartable, il a pu mettre les sports, les marchés, les comités de quartier, les forains et les associations patriotiques.

Il l’avoue lui-même, il a d’abord dû prendre toute la mesure des dossiers qui étaient en cours. «C’était important de d’abord assurer le suivi de ceux-ci, reconnaît-il. Dans les matières qui m’ont été attribuées, j’avais heureusement quelques affinités.»

Et ces affinités, c’est en suivant son papa, Willy, échevin des sports de la ville, qu’il les a construites. «Le Sport, c’est une grosse partie de mes compétences. Je ne suis pourtant pas un grand sportif. À part les promenades en vélo et un peu de tennis, pour le plaisir, je n’ai jamais couru après des médailles. En rentrant dans cette fonction, j’ai directement privilégié le travail en équipe. Et je dois dire qu’avec Danièle Adam, je dispose d’un capitaine d’équipe formidable. Certains dossiers sont compliqués car il peut y avoir beaucoup d’intervenants. Ils doivent donc être bien ficelés pour passer le cap administratif. C’est parfois long, très long Une fois que cela abouti, c’est un soulagement. On peut alors avancer.»

Et du côté de l’échevinat des sports, les bonnes nouvelles furent nombreuses. Certains projets ont pu être concrétisés. C’est notamment le cas du nouveau terrain de hockey pour le Lara, du nouveau terrain de paddle, du nouveau terrain de multi-sports au centre sportif de Wavre et surtout des nouvelles installations pour le Royal Wavre Limal, dont le permis d’urbanisme a été accordé en décembre. Désormais l’échevin peut se pencher sur les futurs aménagements des plaines de jeu, notamment celle à côté du stade Justin Peeters.
«Il y a, à ce sujet, une profonde réflexion. Ce qui s’y trouve actuellement a vécu, du moins a fait son temps. Il y a là de quoi réaliser des aménagements intéressants, modernes, pour occuper l’espace différemment.Et ce sera tout profit pour la population.»

Le roi de la récup’

Au cours des trois petites années de son mandat, l’échevin des sports a sillonné les très nombreux clubs houses de la plupart des club de Wavre.
«Malheureusement je ne peux pas être partout. Mais ma porte est toujours ouverte. Je suis évidemment à l’écoute des clubs. J’essaie de trouver des solutions, dans la mesure du possible, en fonction des moyens disponibles.»

Et quand il s’agit de trouver des solutions, même temporaires, Jean-Pol Hannon a de l’imagination. Et notamment celle de récupérer des bouts de terrain synthétiques pour que les gamins du CS Biergeois puissent s’entraîner sur un terrain où la boue n’est plus au rendez-vous, chaque semaine.
«C’était là. On n’en faisait rien. Pire on allait le jeter. C’est tout bête, ça ne coûte rien, à part quelques heures des ouvriers communaux.»

Foires et marchés

Et trouver des solutions, c’est un peu le leitmotiv du court mandat de Jean-Pol Hannon. Ainsi, alors que la gestion des marchés est devenue une concession, il a eu l’idée de bousculer le plan de celui du mercredi. «On a essayé. On a changé les marchands de place, pour les regrouper près de l’hôtel de ville. Les échos sont jusqu’ici favorables.Bien sûr, il a fallu convaincre, expliquer. Finalement, cela donne une autre dynamique à notre marché du mercredi.»

Et quand on lui parles des forains, Jean-Pol Hannon sourit. «Wavre a plusieurs foires par année, c’est rare pour une ville d’avoir autant de fêtes foraines. Les forains, en revanche, savent ce qu’ils veulent, surtout au niveau de l’espace disponible pour leurs attractions. Hélas, même si la place Bosch est une des plus grandes places de Wallonie, il y a des attractions qui ne peuvent y prendre place.»

Le centenaire de l’armistice

Quand il n’est pas au sport, ni sur la foire, Jean-Pol Hannon visite les fêtes de quartier.Mais cette année, c’est le centenaire de l’armistice qui le mobilisera jusqu’au 11 novembre. «Il y a pas mal de réunions prévues à mon agenda avec les associations patriotiques de Wavre. Il y a des projets pour quelques rendez-vous inédits dont un jogging qui reliera les lieux dédiés au devoir de mémoire. Ce devoir de mémoire est essentiel. C’est une question de respect vis à vis de nos aînés, des anciens. Ceux qui se sont sacrifiés. Je suis très content que le collège a pris la décision de fleurir les tombes de nos anciens combattants. Cela n’avait jamais été fait.»

Pascal Jassogne