Accueil » Animations » Jean et Alice 2017 : Le jeu
Jean et Alice 2017 : Le jeu

Jean et Alice 2017 : Le jeu

L’affiche du prochain jeu de Jean et Alice a été dévoilée au public. C’est un outil important pour assurer la promotion de ce spectcale populaire qui sera joué entre le 24 et le 28 mai sur la place Cardinal Mercier.

Mais tous les vrais Macas connaissent par coeur ce refrain : «Nous aimons notre bonne ville, ses habitants, ses bois, ses champs, la vallée où coule, tranquille, la Dyle. De coeur, nous resterons toujours vrais Wavriens, car nous le sommes. Et la ville, où tout se transforme, peut changer, mais pas nos amours. » C’est le refrain, le plus connu du Jeu de Jean et Alice, créé en 1954 par Auguste Brasseur-Capart pour le livret, et Auguste Du Pont Del Sart pour la musique, et Norbert Patiny pour la mise en scène.Tous les cinq ans, le Jeu de Jean et Alice replonge Wavre à la date du 23 avril 1222. Henri, duc de Brabant octroie, aux bourgeois wavriens, la Charte des Libertés et Franchises communales. Elle permet aux artisans d’exercer leur art et aux éleveurs de vendre librement leurs produits. C’est le fait historique dont le jeu s’inspire largement. Car les auteurs du Jeu, ont quelque peu adapter l’histoire en légende. Jean et Alice, Seigneurs de Wavre, dont le peuple de Wavre se souvient comme de bons seigneurs, étaient attentifs à leurs sujets. Le jeu leur attribue la remise de la Charte au Maca.

La vraie légende

Tous les cinq ans, il revient nous rappeler que le jeu a été créé pour célébrer le carillon qui trône au sommet du clocher de l’église Saint-Jean-Baptiste. Car elle est bien là la vraie histoire. Pendant 300 ans, les Wavriens ont rêvé d’un carillon. Après la seconde guerre mondiale, une souscription publique permet de récolter des fonds pour constituer ce carillon. Le rêve est presque devenu réalité. Le jeu est né pour vraiment marquer l’inauguration du carillon en 1954. Si l’histoire du jeu est restée la même, la nouvelle édition du spectacle, dont ce sera la dixième édition, est remodelée par le metteur en charge de cette production soutenue par la Ville et le syndicat d’initiative. Pour cette 10e version, Michel Poncelet, le metteur en scène, a évidemment une vision très personnelle qui ne sera dévoilée au public que lors de la première représentation le 24 mai. On sait juste que, pour les rôles principaux, Michel Poncelet a choisi de maintenir Patrice Eberhaerd dans son rôle du maître du jeu et Isabelle Delaby pour le rôle de Mardjo. En revanche, pour le rôle de Dame Alice, le metteur en scène a porté son choix sur Caprine Girboux tandis que celui de Seigneur Jean a été attribué à Patrick Mayné, qui avait endossé le rôle du Maca lors du jeu 2012. Le rôle du Maca a été attribué à Philippe Schyns. Tandis que Gregory Theys jouera le ménestrel et la jeune Eva Hardy sera le petit Pierrot.

Identité visuelle

En ce qui concerne l’identité visuelle du spectacle, une nouvelle affiche a été créée par les esprits créatifs de l’agence Hugggy, installée à Louvain-La-Neuve. «Le Jeu de Jean et Alice est avant tout un événement populaire qui rappelle nos « Joyeuses Entrées » protocolaires. C’est ainsi qu’autour de nos personnages principaux s’égaye un foisonnement de personnages haut en couleur qui constituent une forme de chœur graphique de l’événement, ont expliqué l’équipe des graphistes de la société Hugggy lors de la présentation officielle de l’affiche au château de l’Ermitage. Le public y reconnaîtra Jean et sa Dame Alice, bien sûr, mais aussi les lanceurs de drapeaux, le Maca, les trompettes thébaines, les édiles et la foule. Ce cabinet de curiosités visuelles s’est construit élément après élément jusqu’à former le patchwork graphique dévoilé devant vous. Si le contexte nous ramène incontestablement au passé, nous avons souhaité l’inscrire dans une dynamique contemporaine en optant pour une forme de réalisme largement inspiré par la série TV «Game of Thrones». Notre contribution a débuté avec la rencontre de Frédéric Vaessen, Président du Syndicat d’Initiative et de Michel Poncelet, metteur en scène. Après avoir analysé les supports graphiques des précédentes éditions et savouré les intentions de nos hôtes pour 2017, nous nous sommes attelés à la conception d’une nouvelle vitrine visuelle pour l’événement. À la demande du metteur en scène, l’horloge constitue également un élément important. Elle incarne le trait d’union entre hier et aujourd’hui, invitant le spectateur à remonter le temps tout en célébrant le présent.»

Du 24 au 28 mai 2017, on pourra donc se replonger, entre l’histoire et la légende. Pour le moment, ce sont les premières répétitions qui sont à l’agenda des nombreux bénévoles (acteurs, chanteurs, couturières,…) pour faire de ce Jeu 2017, un vrai spectacle. «On vient juste de placer le choeur et nous répétons a capela, car il faut équilibrer les basses et les aigus, indique André Goovaerts, qui endosse à nouveau la responsabilité de chef de choeur. On travaille le chant de l’alouette, un moment important du jeu mais aussi un air polyphonique, assez compliqué. En janvier, on répétera avec un piano. Les rôles principaux travaillent de leur côté et une fois que tout le monde maîtrisera bien la partition, on se réunira enfin.» Mais des répétitions, il y en aura encore et encore dans les semaines à venir. Bien entendu, l’Info Wavre ne manquera pas de vous en reparler dans ses prochaines éditions…