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Françoise Pigeolet :  De Dame Alice à Bourgmestre

Françoise Pigeolet : De Dame Alice à Bourgmestre

INFO : Le jeu de Jean et Alice est la grande actualité communale de ce mois de mai. Comment vivez vous les derniers moments avant la grande première ? Impatiente ? Stressée ?

F. Pigeolet : Surtout impatiente de voir enfin se concrétiser le travail mené par les différentes équipes depuis de si longs mois. Chanteurs, musiciens, danseurs, responsables de la foule, porteurs de géants, cavaliers, costumières, techniciens, … tous travaillent, en effet, de leur côté, sans oublier bien sûr les chevilles ouvrières que sont Frédéric Vaessen et Françoise Detienne, respectivement président et secrétaire du Syndicat d’Initiative, qui, avec une équipe restreinte, portent sur leurs épaules la coordination du Jeu et notamment tout son volet administratif.

Je suis également curieuse, bien évidemment (même si j’en connais les grandes lignes) de découvrir la nouvelle mise en scène qui nous est concoctée cette année par l’esprit créatif de Michel Poncelet. Chaque metteur en scène porte, en effet, un regard neuf sur le Jeu et le marque de son empreinte. Cette démarche est d’ailleurs essentielle et contribue à le faire vivre…

Encore quelques jours de suspense donc…

Seul stress dans mon chef mais sur lequel nous n’avons hélas aucune prise: la météo … Pourvu qu’il ne pleuve pas !

INFO : Vous avez tenu le rôle de Dame Alice. Que vous inspire ce spectacle qui va vivre sa dixième édition ?

F. Pigeolet : J’ai, en effet, tenu le rôle de Dame Alice à deux reprises, en 1997 et en 2002. Je dois avouer que j’ai vécu cette expérience avec fierté et réel bonheur. Car il ne s’agit pas d’un simple spectacle. Notre Jeu constitue une réelle aventure humaine et un formidable outil d’intégration au-delà de tous les clivages, qu’ils soient sociologiques, politiques ou philosophiques. Réellement fédérateur, il donne à chaque participant l’impression d’appartenir à une même communauté et permet de tisser de réels liens d’amitié. Je l’ai vécu personnellement…

Je ne peux ici m’empêcher d’avoir une tendre pensée pour Jacques Destexhe qui fut mon Seigneur Jean, et un souvenir particulier et amical pour Norbert Patiny, l’un des créateurs et ardent défenseur du Jeu et figure bien connue du paysage culturel wavrien.

Je m’en voudrais par ailleurs de ne pas évoquer et remercier Marcel Godfroid qui, en tant que président du SI, relança le Jeu en 1987. C’est grâce à lui si le Jeu nous réunit cette année encore…

INFO : Outre l’investissement humain, il y a toujours, lié à la création artistique, un aspect financier. Pourriez-vous préciser l’enveloppe budgétaire prévue par la ville pour financer le Jeu ?

F. Pigeolet : Une première enveloppe de 60.000 euros a été libérée en 2016. Pour 2017, une somme de 130.000 euros est prévue au budget.

INFO : Y-a-t-il d’autres partenaires ? La Province soutient-elle financièrement cette manifestation ?

F. Pigeolet : La Province soutient le Jeu à hauteur de 48.000 euros ainsi que la Région wallonne (via le Commissariat général au Tourisme) à hauteur de 5.000 euros. Sans oublier bien sûr les différents sponsors privés. Je les remercie tous pour cette aide essentielle…

INFO : Quelles sont les autres aides apportés par les services communaux (Police, Travaux…) ?

F. Pigeolet : Au-delà de l’appui financier, il va de soi que la Ville de Wavre contribue de manière concrète à la mise en œuvre de ce spectacle qui constitue une superbe vitrine de notre folklore local, et ce, via l’implication de multiples services communaux. Le service des Travaux, la signalisation, le service informatique (pour la vente en ligne), le service des Festivités, les écoles et plus spécifiquement l’Académie de Musique, Danse et Arts de la Parole, sans oublier bien sûr notre Police locale, la mobilisation est énorme.