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Faut-il encore célébrer la fête des mères ? Le débat est lancé !

Le 13 mai, c’était la fête des mères. Quelques jours avant cette date, dans les écoles, les professeurs s’attèlent à la tâche de la confection de bricolage en tout genre avec leurs élèves. Mais cette année, un débat est lancé : faut-il encore célébrer la fête des mères (ou la fête des pères) ? A l’école Catteau-Aurore à Bruxelles, le traditionnel cadeau sera remplacé par un présent pour la Fête des familles.

Une polémique similaire avait déjà éclaté l’année passée à l’école à pédagogie active Singelijn, à Woluwe-Saint-Lambert. Pour cette école de la région bruxelloise, plus question de célébrer la fête des mamans et la fête des papas. Désormais, place à une seule et même fête,  la fête des familles.
La quoi ? L’idée est de ne plus pointer un seul membre des deux parents mais bien de célébrer la famille de l’enfant comme il le désire en accord avec les réalités. Cette école souhaite ainsi « laisser beaucoup de place à l’expression des enfants sur les diverses situations rencontrées ».
La société évolue. Aujourd’hui, certains enfants ont deux papas, une belle-mère, qu’une maman ou qu’un papa par exemple. La fête des familles a donc pour but de célébrer les adultes qui vivent avec ces enfants, ces adultes que les enfants aiment. L’école justifie donc son choix par le fait que les représentations de la famille dans la société sont désormais diversifiées.

Du côté de Wavre …  

Sans grand étonnement, cette décision n’a pas été appréciée par tous les parents. Et à Wavre ? Les écoles continueront-elles à célébrer d’un côté la fête des mères, et de l’autre la fête des pères ? Ou bien préféreront-elles célébrer la fête des familles comme à l’école Catteau-Aurore ?
A l’école de l’Orangerie de Wavre, les équipes pédagogiques ne se sont jamais posées la question de savoir s’il fallait supprimer la fête des mères et la fête des pères pour les remplacer par la fête des familles.
Madame Christelle Poussière, la directrice, explique que « cette fête fait partie de nos traditions. C’est vrai que nous avons toutes sortes de famille mais nous préférons nous adapter plutôt que de supprimer ces deux fêtes ». L’école est avant tout respectueuse de l’enfant et de sa famille et reste à l’écoute des envies des enfants. « Par exemple, nous avons une élève qui, lors de la fête des pères, souhaite faire deux bricolages parce qu’elle affectionne tout particulièrement son beau-père tout comme son papa », nous confie la directrice de l’école de l’Orangerie. Elle ajoute « le principal, c’est que chaque élève se sente bien. Nous organisons régulièrement des prises de parole avec les élèves et on est à l’écoute de leurs envies sur les différents projets de l’école ».

Du côté de l’école communale Par-Delà l’Eau à Limal, c’est le même discours. Pour la directrice, Madame Isabelle Videau-Binon, « la fêtes des mères et la fête des pères sont super importantes. On va plutôt s’adapter à chaque élève. Par exemple, si un parent est décédé, on demande à l’élève à qui il souhaite offrir un cadeau ».

Charlotte Maret