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Enseignement communal : plusieurs écoles victimes de leur succès

Enseignement communal : plusieurs écoles victimes de leur succès

Enseignement fondamental (niveau maternel et primaire), artistique et de promotion sociale : l’éventail des formations proposées par la Ville de Wavre est très large, ce qui se traduit par un nombre élevé d’élèves, qu’ils soient en bas âge, dans la vie active ou à l’automne de leur existence.

Pour l’année 2016-2017, l’enseignement communal a accueilli 4.327 élèves. Si ce nombre reste globalement identique par rapport aux années précédentes, on observe toutefois une augmentation au niveau des primaires, principalement à l’école de l’Amitié à Limal (130 élèves en 2012 contre 164 en 2016) ainsi qu’à l’école de l’Orangerie et du Tilleul à Wavre (144 en 2012 contre 194 en 2016).

Selon Eliane Monfils, échevine de l’Instruction publique, cette progression à l’école de l’Amitié s’explique en partie par une  plus grande densité de population enregistrée ces dernières années à Limal, conjuguée à la disparition de l’école du Gai savoir. D’autres facteurs ont joué à l’école de l’Orangerie et du Tilleul.

«En collaboration avec l’Université de Mons, nous avons lancé un projet pilote de gestion des conflits dans la cour de récréation, rappelle l’échevine. De plus, nous avons développé une pédagogie de l’intégration basée sur l’accueil des enfants avec toutes leurs différences. Vingt-six nationalités sont représentées dans cette école. Des partenariats ont par ailleurs été noués avec l’Escalpade (Louvain-la-Neuve et Limal) et l’Irsa (Institut royal pour sourds et aveugles). Chapeau à nos enseignants !»

Un autre fleuron est l’Ifosup (Institut de formation supérieure) qui, avec ses 1.584 élèves en 2016-2017, occupe la première place en termes de fréquentation des écoles communales. Des chiffres  guère étonnants tant l’offre des cours de promotion sociale rencontre les attentes d’adultes souhaitant donner un coup d’accélérateur à leur vie professionnelle.

L’enseignement communal de Wavre, qui comptait 196 enseignants l’an dernier, est victime de son succès.Eliane Monfils : «Que ce soit à l’Ecole des Beaux-Arts ou à l’Académie de musique, nous devons refuser des inscriptions, faute de place. La situation est identique à l’Ecole-Vie de Bierges.»

Sur le plan de l’encadrement, l’échevine souligne les efforts financiers consentis par la Ville. Le nombre d’enseignants par enfant est ainsi plus élevé que ne le recommande la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est sur fonds propres également qu’est payé du personnel scolaire comme les logopèdes et les secrétaires. De même, pour l’apprentissage du néerlandais qui débute en 3e maternelle, la Ville intervient financièrement jusqu’à la 4e primaire incluse, les subsides n’étant octroyés qu’à partir de l’année suivante.

Ancienne institutrice, Eliane Monfils est fort attentive au bien-être des élèves. Ainsi, cette classe équipée de l’Ecole-Vie permettant à des enfants malades de suivre les cours à distance depuis leur lit d’hôpital.

Et la radicalisation d’élèves musulmans, est-elle présente en milieu scolaire ? «Non, répond l’échevine, pas à ma connaissance. Mais il faut être vigilant.» Elle reconnaît cependant, tout en la regrettant, qu’une certaine méfiance entre les communautés est née après les attentats terroristes.