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Elections communales : Affiches, propagande et dépenses

Elections communales : Affiches, propagande et dépenses

Les partis ne font pas ce qu’ils veulent pendant trois mois

Trois mois. Telle est la durée de la période électorale pendant laquelle les candidats sont soumis à des règles qui se rapportent à l’affichage, à la propagande et aux dépenses électorales. La période électorale a  débuté le 14 juillet et se terminera donc le dimanche 14 octobre, jour des élections.

Les dépenses électorales sont légalement limitées et leurs montants diffèrent selon le scrutin : communal ou provincial. 

De plus, pour les élections communales, il existe des limitations distinctes en fonction du nombre d’électeurs inscrits. En 2012, pour l’entité de Wavre, le maximum autorisé pour les dépenses de chaque liste s’élevait à 26.173 euros et à 1.968 euros par candidat. Des montants qui ne devraient guère avoir évolué cette année.

« L’argent ne peut pas constituer un obstacle pour un candidat qui est  motivé et disponible mais qui manque de moyens pour financer sa campagne, nous précise-t-on dans une des formations en lice le 14 octobre. Si tel est le cas, la caisse locale du parti interviendra, comme elle le fait du reste pour la campagne de la liste elle-même. »

En matière d’affichage, un règlement communal existe à Wavre comme ailleurs. Ainsi est strictement interdit tout collage d’affiches ou d’autres documents de propagande en dehors des surfaces qui sont réservées à cet effet par l’Administration communale. De même, il est interdit de procéder à tout affichage électoral entre 22h et 7h ainsi que de jeter des tracts ou tout imprimé sur la voie publique ou de les apposer sur les pare-brise des voitures. Les sanctions en cas d’infraction ? Un emprisonnement d’un jour au moins et de 7 jours au plus, ainsi qu’une amende d’1 euro au moins et de 25 euros au plus, ou une de ces peines seulement…

Et les affiches électorales, ont-elles toujours autant d’intérêt ? « Ma seule certitude, explique un vieux routier de la politique, est la suivante : si on met des affiches, on ne gagnera peut-être pas de voix mais si on n’en met pas, c’est sûr, on en perdra ! » 

Il faut donc de la visibilité mais le plus important, c’est évidemment d’avoir le contact direct avec les citoyens et d’aborder avec eux les questions de fond en rapport avec les enjeux du scrutin.

« Sur les marchés, les passants s’adressent plus facilement la parole qu’en rue »

A côté de l’affichage, il existe bien sûr des tas de manières et de lieux propices à une bonne communication : tracts, imprimés, courriers personnalisés, réunions citoyennes, conférences  de presse, mails, porte-à-porte, gares et… réseaux sociaux. « Si on ne les maîtrise pas, on se coupe d’une part importante des électeurs, note un candidat sexagénaire. Je me suis donc adapté à ces réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc) sous peine d’être dépassé en termes de communication. »

La propagande n’est pas sans limites. Ainsi sont interdites la distribution de gadgets, les campagnes commerciales par téléphone ainsi que la diffusion de spots publicitaires à la radio, à la télé et dans les salles de cinéma.

Depuis cette année, on le sait, le règlement de police de Wavre impose à des associations un nombre limité d’actions  (recrutement ou collecte) par an sur l’espace public. Certains esprits malicieux (des Macas, quoi !) avaient laissé entendre que les candidats aux élections seraient visés par cette mesure pendant la période électorale… Il n’en est rien. Ils pourront distribuer leurs tracts les jours de marché. 

Plus sérieusement, un fin observateur de la vie locale fait remarquer combien les marchés sont des lieux intéressants pour celles et ceux qui briguent les suffrages des électeurs. « Sur les marchés, dit-il, les passants s’adressent plus facilement la parole qu’en rue. Ce sont des endroits de contacts que les candidats doivent mettre à profit pour distribuer leurs tracts et engager la conversation avec le public. »