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EDITO : Hommage à Mathilde

EDITO : Hommage à Mathilde

Gare des bus, place Henri Berger, à Wavre. Sur le socle d’un poteau, des bougies et un seau contenant quelques fleurs. Une feuille est collée sur le piquet avec le message suivant : « En mémoire de Mathilde décédée le 12 juillet 2017. Merci de respecter ce lieu ! A ne pas dégrader. La famille, les amis. »

Période d’insouciance, les vacances d’été connaissent aussi leurs drames. Des événements tragiques qui émeuvent d’autant plus la population lorsqu’ils concernent des jeunes. Telle la mort par noyade, le 22 juillet, d’un scout de 15 ans dont le corps fut retrouvé dans le lac de Bütgenbach. Tel aussi le décès accidentel d’une autre jeune, Mathilde Chandelle (19 ans), survenu 10 jours auparavant à Wavre. Une fin de vie marquée du sceau de la malchance et de la fatalité. Qui, en effet, n’a jamais pressé le pas pour prendre un train, un métro, un bus ? C’est malheureusement dans ces circonstances que Mathilde a trouvé la mort en heurtant un bus après avoir fait une chute.  Elle venait de terminer ses humanités et était animatrice dans l’unité scoute Saint-Michel de Wavre.

Voir un être disparaître à la fleur de l’âge suscite toujours un sentiment de révolte et d’incompréhension.  Mais en même temps un décès brutal nous rappelle la fragilité des choses tout en nous incitant à lutter contre l’oubli. Cette volonté de respect à l’égard de la personne décédée se traduit dans l’hommage que rendent la famille et les amis de Mathilde. « Ayons une pensée pour tous ces jeunes disparus bien trop tôt », dit Ghislain Stengele qui organisait en août, avec le club de foot de Wavre, le 12e Challenge Xavier Stengele, du nom de son fils décédé le 10 février 2006 dans un accident de la circulation à Wavre. Il avait 25 ans. Son copain, Grégory De Vuyst, 26 ans, y laissa également sa vie. Cette nuit-là, la fatalité s’appelait le verglas.

Philippe Pierre