Accueil » Editorial » EDITO : Devoir de mémoire
EDITO : Devoir de mémoire

EDITO : Devoir de mémoire

Au cimetière de Wavre, la nature reprend ses droits. En effet, depuis quelques mois les allées de notre cimetière ne sont plus entretenues à coup d’épandage de «round-up» et autres pesticides aux effets démontrés néfastes pour nos sols.

La Ville de Wavre a changé son fusil d’épaule et prône désormais pour des cimetières plus verts.

Le revers de la médaille, l’entretien de ces espaces verts est plus laborieux pour le fossoyeur et les équipes du service travaux. Ce qui laisse largement le temps à la nature de faire son oeuvre et à présent les mauvaises herbes poussent à tout-va.

Ce «laisser aller» apparent à fait réagir bon nombre de Wavriens qui estiment que ce n’est pas respectueux pour nos défunts de les laisser se reposer dans un environnement plus sauvage que d’habitude.

La Ville de Wavre n’a cependant pas tardé à réagir, trois ouvriers communaux supplémentaires entièrement dédiés à l’entretien des espaces verts dans le cimetière de Wavre ont été engagés. Une bonne nouvelle pour notre communauté !

Malgré tout, cela donne à réfléchir. À l’image des cimetières de guerre dans le nord de la France ou des cimetières américains, pourquoi ne pas adopter un aménagement «tout vert», où le béton des allées serait remplacé par des chemins plus verdoyants, une belle pelouse avec les stèles alignées permettraient de s’y retrouver tout aussi bien.

Petite précision toutefois, l’entretien des sépultures et alentours de celles-ci sont à la charge de la famille des défunts. En effet, même si les allées sont entretenues par la commune, les tombes, elles, doivent être régulièrement entretenues par les proches.

Ce nouvel arrêté communal n’a pas seulement permis à la nature de reprendre ses droits, cela à mis aussi en avant les tombes laissées à l’abandon, malheureusement trop nombreuses dans notre cimetière.

Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés.

Dominique Junior PIERRE