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DOSSIER RENTREE : Les cours de promotion sociale

DOSSIER RENTREE : Les cours de promotion sociale

Pluie de formations sur la cité du Maca

Les cours de promotion sociale sont un bon moyen pour tous ceux qui souhaitent parfaire leur curriculum vitae ou encore changer de voie en milieu de carrière. En effet, avec le chômage toujours présent, le marché du travail un peu frileux, chacun tente sa chance dans un secteur qui ne l’aurait peut-être pas intéressé de prime abord.

Ce chemin de traverse permet aussi de combler les lacunes de chacun. De 7 à 77 ans, chacun peut y trouver son bonheur !

On peut le dire, Wavre est gâtée du point de vue des formations, il y en a pour tous les goûts !

Trois centres y ont élu domicile : le Service Jeunesse Brabant (SJB), l’Institut wallon de Formation en Alternance et des indépendants et PME (IFAPME) et l’Institut de Formation Supérieure (IFOSUP).

Service Jeunesse Brabant

SJB. Trois lettres qui sont inconnues pour beaucoup. Et pourtant, le centre de formation a été créé en 1987. À l’heure actuelle, deux autres sites existent en plus de celui de Wavre : à Jodoigne et à Louvain-la-Neuve.

Cinq formations existent au SJB de Wavre : employé administratif, Web Design, anglais, néerlandais et informatique. Elles sont gratuites et durent entre six semaines et trois mois.

D’après Thierry Jarbinet, coordinateur remplaçant, environ 30% de leurs stagiaires retrouvent un travail dans les trois mois suivant la formation. «Et ce pourcentage augmente si l’on considère une période plus longue

Une fois la formation terminée, les stagiaires sont lâchés dans la jungle du monde de l’emploi. Mais ne sont pas seuls. «Nous les suivons encore pendant deux ans, assure le coordinateur remplaçant. Et s’ils ne trouvent rien, ils peuvent revenir pour une formation.»

Le SJB n’hésite pas non plus à renvoyer les stagiaires vers d’autres centres plus adaptés à leur demande, en cas de besoin.

Le public des formations au SJB est varié.

«Nous avons de très jeunes qui viennent d’arrêter leurs études et qui n’ont pas leur certificat d’enseignement supérieur secondaire. Mais aussi des plus âgés, qui ont été licenciés et qui ont du mal à retrouver un travail.»

SJB Formation
Boulevard de l’Europe, 10
1300 Wavre
010/24.74.22

IFAPME

La liste des formations à l’IFAPME semble interminable. «D’abord, nous avons les formations en apprentissage pour les jeunes à partir de 15 ans qui sont gratuites, développe Jean-Paul Dusart, formateur principal. Ensuite, il y a les formations de chef d’entreprise ouvertes dès 18 ans mais qui sont payantes. Entre 220 et 350 euros.  Enfin, cette année, à Limal, nous renforçons notre formation continue, ouverte à tous.»

Les formations en apprentissage de chef d’entreprise durent de 130 à 256 heures tandis que les formations continues sont plus courtes : entre 4 et 120 heures.

Les secteurs visés sont variés, allant de la maçonnerie, à la vente, en passant par le jardinage, la coiffure, la gestion, l’horeca, la menuiserie ou encore les métiers de l’art. Pour l’instant, la formation de réalisateur audiovisuel est la plus en vogue. Et pour cause : Limal est le seul centre de l’IFAPME à offrir cette possibilité ! «Depuis un an, c’est une section qui revit et qui vit même très bien », se réjouit Jean-Paul Dusart. Une autre formation n’est donnée qu’à Limal, à savoir celle de luthier.

Centre IFAPME (Limal)
Rue Charles Jaumotte, 7
1300 Limal
centre.wavre@ifapme.be
010/41.95.82

IFOSUP

L’école de promotion sociale IFOSUP n’est pas en reste quant aux offres de formation. Trois sections de niveau secondaire existent : techniciens en comptabilité, électriciens/automaticien et connaissances en gestion. Quant au niveau supérieur, quatre bacheliers sont proposés : comptabilité, G.R.H., informatique de gestion et marketing. Des cours de langue de différents niveaux adaptés au niveau des étudiants sont aussi dispensés ainsi que des modules informatiques.

Vu que c’est une école, un droit d’inscription est demandé. «Par exemple, pour un cours de langue hebdomadaire pendant un an, l’étudiant devra payer 56 euros, rapporte Valérie Vanderavero, la directrice. Par contre, pour certains, comme les demandeurs d’emploi ou les inscrits au CPAS, la formation est gratuite. »

L’IFOSUP est la preuve réelle qu’il n’y a pas d’âge pour la formation. «Nous avons déjà eu des personnes âgées de 80 ans !», sourit la directrice. Ces derniers ne viennent alors pas pour se lancer sur le marché de l’emploi, mais pour se former à la technologie.

«Ce sont des personnes qui ont par exemple reçu un ordinateur portable de la part de leur famille et qui aimeraient savoir s’en servir.»

IFOSUP
Rue de la limite, 6
 1300 Wavre
010/22.20.26
info@ifosupwavre.be

À la rentrée, les Wavriens seront encore nombreux à rejoindre l’un de ces centres. Au moment où vous lirez ces lignes, les inscriptions sont lancées mais elles se poursuivent. L’objectif d’une telle expérience est triple : trouver du travail, se réorienter ou renforcer ses compétences. Avec l’avantage d’un aspect pratique, grâce aux stages en entreprises qui les concluent.

 

Les formations en langues cartonnent

Dans la cité du Maca, les formations en langues cartonnent. «Vu la proximité de la frontière linguistique, le néerlandais est important à Wavre. Et cela se ressent dans nos formations», explique Thierry Jarbinet, coordinateur remplaçant au Service Jeunesse Brabant (SJB).

D’ailleurs, dans le zoning nord wavrien, la quasi-totalité des entreprises recherchent des personnes qui sont bilingues. «Ce n’est pas rare qu’après une première formation chez nous, nos stagiaires reviennent pour en suivre une deuxième, en langues cette fois», précise le coordinateur.

Aussi pour les primo-arrivants

Cet avis est partagé par l’école de promotion sociale IFOSUP où de tels cours représentent une part importante de l’offre. Mais s’il est vrai que les Wavriens s’y rendent pour apprendre le néerlandais, les cours de français rencontrent aussi un franc succès.

«Il n’y a pas mal de primo-arrivants qui viennent avant de se lancer dans des études supérieures. Ou tout simplement pour pouvoir se débrouiller au quotidien», rapporte la directrice Valérie Vanderavero.

Du côté du SJB, une autre technique est utilisée par les primo-arrivants pour se mettre à jour en français, d’après Thierry Jarbinet. «Il n’est pas rare que des personnes qui ont des difficultés en français suivent la formation pour les employés administratifs. Ils ont alors 8 heures par jour pour entraîne leur pratique orale mais aussi écrite. Quant aux stages, nous essayons de les diriger vers des postes d’accueil, où l’écrit est moins indispensable.»

Vu ce succès linguistique, le centre IFAPME de Limal pourrait lui aussi tenter l’expérience.

«Pour le moment, nous n’avons pas cette offre. Mais on y songe de plus en plus, vu les demandes», concède Jean-Paul Dusart, formateur principal.

Un public de plus en plus fragile

Les orientations des Macas ont donc évolué ces dernières années, tout comme leurs profils, et ceux des Brabançons wallons en général.

«On a beau dire que nous sommes une province riche, j’observe de plus en plus de stagiaires fragilisés, notamment avec les exclusions du chômage et du CPAS», confie Thierry Jarbinet du SJB.

Et Valérie Vanderavero, la directrice de l’IFOSUP, de poursuivre : «Depuis l’an dernier, on voit de plus en plus de gens désespérés qui se forment pour continuer à bénéficier des allocations de chômage. Ils ne savent pas vers quoi s’orienter, mais ont conscience qu’un diplôme est nécessaire pour trouver du travail.»

Des «facilités» sont dès lors accordées à ce nouveau public. Au SJB, la priorité doit par exemple être donnée aux personnes qui ont au moins 18 mois de chômage derrière elles, aux personnes qui ne disposent pas de leur certificat d’enseignement secondaire supérieur, aux inscrits aux CPAS ou encore aux personnes qui sont équipées d’un bracelet électronique. Du côté de l’IFOSUP, la gratuité est accordée à certains profils semblables.

La directrice de l’IFOSUP a également constaté un rajeunissement du public. «Ce sont de plus en plus des jeunes qui vivent de petits boulots, mais qui n’ont toujours pas réellement trouvé d’emploi.»

À l’avenir, les centres de formation devront se battre pour deux choses. Premièrement, pour continuer à recevoir des moyens financiers indispensables. Ensuite, pour que les formations soient reconnues auprès du grand public. D’après Jean-Paul Dusart de l’IFAPME de Limal, «elles ne doivent pas être dévalorisées par rapport à l’enseignement classique. Elles sont même dix fois mieux car plus pratiques. Ici, on forme les gens dans la réalité avec du matériel à la pointe».