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CONSEIL COMMUNAL : Novembre 2014

CONSEIL COMMUNAL : Novembre 2014

Il aura fallu un peu plus d’une demi-heure au Conseil communal de Wavre pour boucler les débats du mois de novembre. Le temps, pour les Conseillers d’approuver les taxes qui ne changeront pas. Les additionnels resteront fixés à 6% pour l’ipp (impôt des personnes physiques) et à 1400 centimes pour le précompte immobilier en 2015.

«Au moins jusqu’en 2018», a même indiqué Anne Masson, l’échevine des Finances en réponse à une question de Christophe Lejeune (Ecolo) qui se demandait, compte tenu des futurs investissements programmés, combien de temps la Ville pourrait maintenir l’ipp à 6%. «C’est une belle question, a sourit l’échevine. C’est notre objectif, nous en avons pris l’engagement et nous maintiendrons cet engagement.»

Et l’échevine de rappeler les réductions drastiques des aides de la Région wallonne, notamment les subsides destinés aux voiries communales. «L’équipement collectif représente un poste bien plus important que les constructions ponctuelles. Et les aides reçues sont minuscules par rapport aux projets de rénovation de voiries. Si cette aide ne vient pas, nous aurons de plus en plus de difficultés à maintenir un niveau décent pour l’entretien des voiries communales.»

Des engagements tenus jusqu’en 2018  

C’est une première difficulté. La seconde concerne les intérêts de placement de plus en plus faibles. Enfin la troisième difficulté concerne la sécurité notamment dont l’impact budgétaire aléatoire risque de peser sur les finances communales. Et l’échevine de citer la réforme des services incendie. «Ces prochains mois, nous subirons de plein fouet l’impact du coût réel de la sécurité. Et si Wavre a bénéficié d’un effet positif dans un premier temps, puisque la Ville subissait un ratio très élevé, allant jusqu’à 60%, les normes de sécurité sont de plus en plus exigeantes et on ne sait pas de manière certaine combien coûtera cette réforme. Il suffit de regarder combien la réforme des polices a coûté aux communes. La réforme du service incendie, c’est un enjeu de la prochaine mandature. C’est en effet un service quotidien aux citoyens que l’institution publique doit rendre.»

Et l’échevine de préciser que les engagements pris seront tenus jusqu’en 2018. «Après, la prochaine équipe communale, se penchera sur la situation» a conclu Anne Masson.

Du fitness à l’Orangerie

La plaine de jeux du quartier de l’Orangerie comptera prochainement des modules de fitness outdoor (des barres de traction), un abri, ainsi que du mobilier (table et bancs). Il s’agit d’une initiative du plan de cohésion sociale qui a interrogé les habitants du quartier sur leurs desiderata.

Coût de l’investissement : 13.000 euros. Le 18 novembre, le conseil communal a approuvé le projet et le cahier spécial des charges.

Un vrai problème de démocratie

Enfin, Ecolo Wavre a déposé une motion concernant le projet de partenariat transatlantique sur le commerce et l’Investissement entre l’Union Européenne et les Etats-Unis et ses conséquences sur les entités locales.

Véronique de Brouwer : «Le TTIP a pour but de créer un vaste marché transatlantique totalement libéralisé en supprimant un maximum d’obstacles au commerce pour faciliter l’achat et la vente de biens et de services entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, à la demande des multinationales, au détriment des citoyens, des consommateurs et de l’environnement. Si ce traité voit le jour, nos producteurs feront face à une concurrence des exploitations américaines beaucoup plus industrielles et produisant donc à bas coûts et à moindre qualité, et les services publics seront ouverts à la concurrence américaine (écoles, logements, sociaux, hôpitaux, traitements des déchets, …) De plus, ce traité, négocié dans le plus grand secret pose un vrai problème de démocratie.»

Une motion affirmant les craintes du Conseil communal que le projet de traité soit une menace pour les démocraties communales et demandant notamment aux autorités belges de faire pression au niveau européen afin que les négociations sur le projet se fassent dans la plus grande transparence a été rejetée par la majorité du Conseil communal.

Une interprétation contestée …

«Nous avons entendu votre inquiétude, mais je ne partage pas votre point de vue» a indiqué Françoise Pigeolet, avant de céder la parole à Charles Michel : «On conteste totalement l’interprétation que vous faites. Vos conclusions sont excessives, voire caricaturales. Des négociations sont en cours. Il est important qu’il y ait une vigilance démocratique, au départ des institutions européennes. Il existe un conseil européen, une commission européenne. Les communes ont un rôle important à jouer en ce qui concerne l’accueil de la petite enfance, les écoles, … mais pas dans ce cas-ci. Il ne s’agit en aucun cas de gestion communale mais de débats nationaux voire internationaux. Et le Conseil communal n’est pas compétent en la matière».

… Des conclusions excessives

Pour le PS, Kyriaki Michelis a indiqué que sur le fond, le PS soutenait la motion Ecolo et a jugé important d’informer le citoyen wavrien par rapport à cette question. Benoît Thoreau a indiqué que le CDH soutiendrait la motion : «Je suis d’accord avec Charles Michel sur l’interprétation caricaturale exposée, mais sur le fond, nous voulons exprimer notre inquiétude quant à un véritable marché englobant les Etats-Unis et l’Europe dont les économies sont complètement différentes. S’aligner sur les exigences des Etats-Unis représente un gros danger. Sans compter qu’il existe un réel problème d’opacité des négociations. Je suis d’accord avec vous, ce n’est pas ici que ça se décide, mais il est légitime que les inquiétudes s’expriment ici, même si la motion est exagérée sur certains points. »

Walibi : l’horreur … sur la route

Enfin, la séance s’est terminée par une question d’actualité des Verts au sujet des festivités d’Halloween à Walibi qui ont suscité une belle pagaie à Wavre, le 1er novembre. Et Arnaud Demez de relever l’immense cortège de véhicules essayant d’ entrer dans le parc, le rond-point de l’entrée du parc bloqué, le stationnement de voitures partout dans le voisinage, sur les bandes des pneus crevés de la N238, boulevard de l’Europe et même dans les bretelles d’accès à l’autoroute. «Dès lors les véhicules circulant sur ces axes ont été confrontés à des familles et des groupes se dirigeant vers le parc dans le désordre et dans une grande insécurité, plusieurs heures durant. Comment les services de police, les autorités communales et les gestionnaires du parc peuvent-ils agir de concert pour éviter que pareille pagaille se reproduise ? Il serait, en effet, dommage d’annuler les efforts entrepris depuis plusieurs années pour sécuriser cet axe historiquement accidentogène.» a indiqué Arnaud Demez.

Une affluence record, le 1er novembre

C’est Charles Michel qui a répondu au Conseiller Ecolo, précisant que la sécurité routière était une préoccupation des autorités communales. «Le 1er novembre est un moment important de l’année pour le parc d’attraction qui subit alors une influence importante estimée à 15.000 visiteurs. Ce qui a nécessité des policiers supplémentaires : trois policiers locaux pour le site, la police des chemins de fer sur les quais, deux cavaliers de la police fédérale, deux policiers fédéraux en plus du passage régulier des équipes d’intervention sur les deux jours (1er et 2 novembre). Mais en réalité, vu les excellentes conditions météo du week-end, ce sont 20.000 visiteurs, soit 25% de plus qui se sont rendus à Walibi.»

Un débriefing prévu en décembre

Dès le constat de la saturation, la police de Wavre a donc conseillé aux visiteurs de se garer dans les parkings des grandes surfaces aux alentours et les passages pour piétons ont été sécurisés, afin de sécuriser les déplacements des piétons. Reste que la police est active sur le domaine public et que le parking privé, c’est un opérateur privé qui gère la sécurité et la gestion du parking, a précisé le Bourgmestre en titre, indiquant qu’un débriefing était prévu en décembre, afin de tirer les leçons du week-end avec tous les intervenants. Charles Michel a conclu que le Collège communal soutenait l’action préventive et la réaction de la police locale afin de gérer au mieux la sécurité et la circulation.