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Claude Bernard, un  scout toujours prêt

Claude Bernard, un scout toujours prêt

Claude Bernard est tombé dans la marmite scout quand il était petit. Né le 6 mars 1940, Claude Bernard a découvert le scoutisme au collège Saint-Pierre de Uccle en 1949. Depuis, il n’a jamais rangé l’uniforme. Louveteau, éclaireur, routier, animateur, chef d’unité, du haut de ses 77 printemps, sa passion pour le scoutisme est intact. C’est en 1956, qu’il a intégré la troupe Saint-Michel de Wavre. Le scoutisme, c’est sa vie, sa passion. Je dirais même plus c’est son fond de commerce. En effet, il y a 25 ans, en 1992, il ouvrait place de la cure la boutique «Feu de camp».

Elle a depuis déménagé dans le zoning nord dans un des locaux du hall manifagri. Sa boutique, c’est le paradis de tous les scouts. Foulards, pull, culottes, chaussettes, matériel, badges, on y trouve tout. «Rien que du belge. J’ai depuis autant d’années conserver tous les fournisseurs officiels de la fédération. Ce sont des produits de haute qualité. Il n’y a pas mieu», sourit-il.

Phoque, c’est son totem, hérité de son passage chez les éclaireurs. Et son quali ? Vous avez deviné ? C’est animateur. C’est qu’en 68 années de scoutisme, Phoque en a animé des soirées feu de camp, organisé des grands jeux, des hikes, des grands camps. «Dans le temps, les grands camps avaient toujours lieu en juillet et en août. Depuis quelques années, les habitudes ont changé. Ils n’ont plus lieux qu’en juillet. Les animateurs sont souvent aux études et désormais, le mois d’août leur sert à préparer leur seconde session d’examens.»

Pour ce qui est des grands camps, Phoque a planté sa tente dans tous les lieux bien connu des scouts. Hotton, Barvaux..Les grands classiques des camps scouts. Phoque est intarissable sur ces grands moments. D’ailleurs, si vous lui demandez, il vous livrera ses petits trucs pour nettoyer une grande casserole passée par le feu.

«Les tampons jex ? Non, il faut frotter pendant des heures. Le mieux, c’est le savon noir. On enduit la casserole avant de la poser sur le feu. Une fois que c’est fini, on la passe à l’eau. Un coup d’éponge et elle est comme neuve.»

Dans son bureau, de son magasin «Feu de camp» trône le portrait de Baden Powell. Sur le coin son foulard. Celui de la troupe Saint-Michel. «Où je vais encore régulièrement. D’ailleurs je suis toujours invité lors des camps pour les concours cuisine ou les concours de construction.»

Derrière son bureau d’autres photos. Celles de son service militaire, avec ses frères d’armes. «J’ai fait les para-commandos au 1er bataillon de Marche-Les-Dames. Je me suis engagé en 1960, juste avant les événements de l’indépendance du Congo, raconte-t-il. Passer des scouts au para, je n’étais pas dépaysé. Fin mais 1960, j’ai eu droit à mon baptême du feu. Avec ma compagnie nous avons sauté pour libérer 1500 personnes qui étaient sous la menace des indépendantistes. Une drôle d’époque.»

Président honoraire de l’amicale des para-commandos de Wavre, il troque régulièrement son uniforme scout pour celui des paras. Il est de toutes les cérémonies patriotiques à Wavre et à Bruxelles où il aime défiler le 21 juillet.

D’ailleurs, si vous l’y croisez, vous entendrez souvent «Bonjour Phoque». C’est dire si son attachement au mouvement scout est reconnu. «Le scoutisme, c’est une école de vie. À mon époque on nous drillait. C’était un peu à la dur, surtout le réveil du matin où la séance de gym se faisat dans l’herbe froide et mouillée. La cuisine sauvage, la vie en commun, les camarades. Oui cela reste la plus belle école de vie.»

Claude Bernard, c’est un vrai Maca, passionné et de loin le plus chouette scout que nous avons rencontré. Parole de scout !

Pascal Jassogne